PETITE SELECTION CINEMATOGRAPHIQUE

« Michel Strogoff »

 

« Michel Strogoff » (1926, Viatcheslav Tourjanski)

                Le meilleur film inspiré du roman de Jules Verne. Restauré par la cinémathèque française, il a été réalisé en France par Tourjansky (1892-1976). Chassé par la Révolution d’octobre, le réalisateur russe était un cinéaste pionnier. Il fut notamment l’assistant-réalisateur d’Abel Gance dans son « Napoléon ». Il continua sa carrière aux Etats-Unis, en Allemagne et en Italie. Son « Michel Strogoff » (dont il réalisa une seconde version en 1961) fut, de loin, sa plus célèbre création. Il recruta, pour cette adaptation, des acteurs émigrés russes, ainsi que de jeunes acteurs français.

 

« Michel Strogoff » (1935, Jacques de Baroncelli)

           Réalisé par le cinéaste français Jacques de Baroncelli, spécialiste des adaptations littéraires, cette production est une véritable réussite esthétique. A noter la présence de Charles Vanel dans le rôle d’Ogareff. A ne pas manquer.

 

« Der Kurier des Zaren » (1936, Richard Eichberg)

            Co-producteur du précédent « Michel Strogoff », Richard Eichberg a réalisé une version allemande du célèbre roman de Jules Verne. Cette version est de bonne qualité, sans plus.

 

« Michel Strogoff » (1956, Carmine Gallone)

            De loin, la plus connue des téléspectateurs français. C’est la première version couleur du roman. Dans cette coproduction franco-italienne, l’acteur allemand Curd Jürgens incarne parfaitement « Michel Strogoff ». Françoise Fabian joue le rôle de Natko et Geneviève Page, celui de Nadia Fedor. Cependant, ce n’est pas la meilleure adaptation de la nouvelle.

 

« Le triomphe de Michel Strogoff » (1961, Viatcheslav Tourjanski)

            Le retour de Curd Jürgens avec Simone Valère (dans le rôle de l’impératrice). Une suite bien médiocre… pour le réalisateur d’une des meilleures versions du film (celle de 1926).

 

« Michel Strogoff » (1970, Eripando Visconti)

             Le filon s’épuise. Une réalisation populaire franco-germano-italienne (Eripando Visconti est parent de Luchino…) peu intéressante, malgré quelques agréables scènes de bataille.

 

Cinématographie réalisée par Laurent HOTTIAUX

BIBLIOGRAPHIE

 

« ERMITES DANS LA TAIGA »  (Vassili Peskov  grand reporter à la Komsomolskaia Pravda)

         Une famille de vieux croyants démunis à l’extrême, subsistant dans une cabane misérable, en pleine taïga, coupé de la civilisation depuis …1938 : telle est l’incroyable réalité décrite par Vassili Peskov, qui raconte ici avec passion et minutie l’aventure des ermites de notre temps, puis les vains efforts de la plus jeune d’entre eux, Agafia, pour se réadapter au monde.

        Nouvelle version du mythe de Robinson, manuel de survie dans la taïga, histoire de femme surtout.

        Et Agafia, sa magnifique héroïne, vit toujours, loin du « siècle », dans la sauvage solitude de la taïga.

 

« Le MAITRE D’ARME  »   (Auteur inconnu)

         Un ouvrage passionnant qui décrit l’aventure d’un instructeur français au service de l’Empereur, à la veille du coup d’état raté des décembristes ; sous un fond d’histoire d’amour entre un exilé et une française. On découvre la vie impériale et politique de cette époque.

  

« LA FILLE DU CAPITAINE »   (Pouchkine)

         Histoire rocambolesque d’un jeune officier du czar en service dans une forteresse basée aux portes de l’Oural au prise à une rébellion des Zaparogues.

 

« TARASS LUSBA  »   (Gogol)

        Classique de la littérature russe qui met en place les Zaparogues, les Tatars et les Polonais, à travers la vie d’un Hetman (chef d’une unité zaparogues).

 

LIENS

www.lada.ru

www.ru/baïkal

www.kremlinkam.com